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CULTURAMA ✩HORS LES MURS ✩ #Sophie Lanoë

Yemaya ✩ Installation immersive par le Fresnoy ✩ Said Afifi ©

 

… est la nouvelle destination des découvreurs défendant le meilleur de l’Art, de l’architecture et du Design pour réinventer votre style de vie contemporaine.

 

HORS LES MURS ✩ #SophieLanoë

 

VIDÉOFORMES ✩ #GabrielSoucheyre

SOUVENIRS À RÊVES ✩ #AlainKantarjian

 

CECI N’EST PAS UN TAPIS ✩ #NajouaFerréol

 

EN VRAC D’EST EN OUEST
 

Une carte blanche & quelques adresses pour s’évader de la Méditerranée jusqu’au Moyen-Orient

Le guide des prix de l’art contemporain ✩ Édition Émisphère ✩ Sophie Lanoë©

Décrypter le monde
HORS LES MURS #PARIS
Sophie Lanoë

Eric de MA’A* : Présentez-vous en quelques mots.

Sophie Lanoë : Aujourd’hui je dirige ë-project.fr, un média pluridisciplinaire consacré à l’Art de demain. C’est un incubateur d’idées et de projets artistiques qui produit des programmes et des contenus culturels, qui accompagne les artistes sur les appels à projets en construisant des passerelles entre les intervenants du monde de l’Art. Je suis par ailleurs commissaire d’exposition et, depuis un an, je fais partie du comité de pilotage deD.R.A.W / Digital Research & Art Wave : le rendez-vous culturel et innovant destiné à valoriser les artistes, les producteurs et les lieux associés à la création contemporaine.

 

En 2018, nous avons coproduit le prix 100 TALENTS EXPERIENCE #01 qui avait pour finalité d’accompagner des artistes émergents et des révélations de la jeune scène artistique internationale qui utilisent les nouvelles technologies. Quinze artistes ont pu exposer leur projet à l’issue de la résidence où ils l’ont créé.

On a aussi co-produit l’exposition 100 ANS, ENTRE GUERRE ET PAIX où sept artistes contemporains ont investi la Bibliothèque Polonaise de Paris pour nous interpeller sur l’influence des nouvelles technologies dans nos relations personnelles. Enfin, nous venons d’éditer le premier guide sur les prix d’Art contemporain « Un prix ça n’a pas de prix. »

 

 

Eric : Quel est votre regard sur la création au Moyen-Orient ?

Sophie : Lors de différentes résidences en Égypte, en Algérie, en Russie et aux États-Unis, j’ai rencontré des artistes de la scène du Proche- et Moyen-Orient. En collaborant avec ceux en Égypte, au Liban et à Abou Dabi, je me suis vraiment intéressée à cette scène. J’ai adoré le mélange de références à l’histoire et la dimension géo-politique des œuvres. Au moment des révolutions arabes, il y a eu un souffle nouveau. Le Caire est devenu provisoirement un musée à ciel ouvert orné du street-art de Ammar Abo Bakr.

En 2007, je me suis installée à Abou Dabi pendant quatre ans et j’ai collaboré avec deux galeries locales où j’ai découvert la scène iranienne, libanaise et irakienne. Les Émirats étaient à l’époque un véritable hub de l’Art contemporain en Orient. J’ai même rencontré sur place les organisateurs d’Art Paris Abu Dhabi qui ont créé par la suite Beirut Art Fair au Liban. Plus tard, j’ai ouvert sur place la galerie Sophie Lanoë pour mettre en lumière les scènes émergentes de la région.

J’ai participé à plusieurs foires et rejoint l’équipe qui en développait une sur Singapour. En collaborant avec les artistes des scènes de cette région, on percevait immédiatement la dimension politique des œuvres. La plupart d’entre eux ont connu la violence, la pression, l’injustice, la précarité et les interdits ; les souvenirs ou le présent douloureux traversaient leurs créations.

L’Art est un besoin chez eux, une échappatoire vitale, un unique lieu d’expression précaire, toujours menacé. Ainsi, leurs œuvres portent ce combat commun : lutter pour la liberté, surtout après les révolutions arabes. Beaucoup d’Artistes opprimés dans leur propre pays se sont donc exilés pour créer. Aujourd’hui entre deux nations, leur Art est imprégné de deux cultures. C’est un Art mixte qui reflète l’image du monde sans frontières, créé par les Artistes nomades, citoyens du monde. Dans le Proche- et Moyen-Orient, il y a une certaine homogénéité artistique. On remarque toutefois des subtilités dans chaque pays et dans chaque histoire.

 

Rêve Imaginaire ✩ Sabyl Ghoussoub© @ëprojects
 

Eric : Parlez-nous de votre prochain projet.

Sophie : Le projet immédiat c’est effectivement la sortie du livre « Un prix ça n’a pas de prix ! ». Ce livre sera présenté lors d’une journée signature co-organisée par ë-projects pour la réouverture de l’espace Frans Krajcberg à Paris ce printemps. Cette journée réunira par ailleurs quelques auteurs autour du thème de l’Art et de l’environnement. Une autre rencontre entre le public et les auteurs sera organisée dans le cadre de la programmation artistique et culturelle de Digital Research & Art Wave 2019.

Ce livre fait un tour d’horizon des prix d’art contemporain. Leur nombre a explosé ces dernières années. « Un prix ça n’a pas de prix ! » est un véritable guide des prix d’art contemporain. J’y référence les prix importants, nationaux et internationaux.

Une récompense dans la carrière d’un artiste est une étape importante, un encouragement pour les plus jeunes et un booster de carrière pour les plus confirmés. Chaque prix a un impact différent, outre une visibilité importante, il favorise la production de projets, par une aide financière et un accompagnement des lauréats. Les prix se spécialisent, de nouveaux univers et de nouvelles orientations se profilent : l’Art et l’environnement, l’Art et les nouvelles technologies. À l’ère du digital, plusieurs prix récompensent désormais les artistes en ligne. Instagram permet à de jeunes artistes une visibilité immédiate. Dans ce guide, je m’intéresse non seulement à l’impact d’un prix d’art contemporain dans le parcours d’un artiste mais aussi sur les bénéfices que cela engendre pour les organisateurs, les institutions, les entreprises.

 

Ferdinand Makouvia ✩ Photo par Adrien Thibault©

+d’infos : Ë.project ✩ Courriel ✩ Commander le livre

 

 

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Talents d’ici et d’ailleurs au festival
VIDÉOFORMES #CLERMONT
Gabriel Soucheyre

 

 

VIDÉOBAR #57 ✩ Femme dans le soleil du matin ✩ Caroline Donin©

 

Eric de MA’A* : Peut-on parler d’une nouvelle vague d’Artistes originaires du Proche- et Moyen-Orient qui œuvrent dans l’Art numérique ?

Gabriel Soucheyre : Le « numérique » recouvre toute notre planète, l’augmente diront certains. Les Artistes du Moyen-Orient, comme les autres, ont accès à cette dimension et s’en emparent. Chaque pays, ou plutôt chaque culture singulière de cette région, s’infuse dans ce sujet, cette esthétique numérique.

Les problématiques liées à la recherche d’une identité sont forcément liées à la culture et l’environnement de chaque Artiste. L’impact des conflits et l’absence de liberté alimentent certaines productions, ou les limitent. L’accès aux réseaux sociaux, bien que bridé, permet des contacts avec le monde entier même s’il ne suffit pas. Cette situation génère des frustrations et des thématiques artistiques spécifiques.

 

Eric : Vu que vous travaillez en équipe avec des interlocuteurs originaires des différentes cultures orientales, quels sont les obstacles auxquels vous avez été confronté ?

GS : Pour avoir exposé et présenté des Artistes en Iran, au Liban et en Israël, j’ai travaillé avec des acteurs indépendants et institutionnels. Il y a généralement une demande forte d’échange, de confrontation bienveillante, un besoin et une envie de dialoguer.

Ce qui est remarquable, au-delà de l’appétence pour les Arts numériques, c’est ce qui rapproche ces différentes cultures. Les seuls obstacles sont les conflits armés et les politiques gouvernementales. Exposer une œuvre d’un Artiste iranien en Israël est possible, et même suscite de l’intérêt. Inviter un Artiste arabe dans ce pays posera un problème insoluble, surtout si l’Artiste n’est pas Israélien. Seul un état de paix pourra résoudre ce problème, un jour.

 

Soleil noir ✩ Samuel Rousseau©

+d’infos : Vidéoformes Clermont-Ferrand  Magazine Turbulence vidéo

 

 

Habitat marin ✩ Dora, port de pêche, Liban ✩ Alain Kantarjian©

Les invisibles
SOUVENIRS À RÊVES #BEYROUTH
Alain Kantarjian

 

 

Mémoire de la colline ✩ Alain Kantarjian©
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